Admirez plutôt ...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
C'était en 1985 dans les Landes et le maigrichon qui est de dos
... c'est ?
Ce n'est pas parce qu'on mange avec des baguettes qu'on est batteur ou
inversement ce n'est pas parce qu'on a des baguettes qu'on est chinois ...
Dernière étape orchestrale avant d'aller voir la chorale ... Aldebert Cihout De Lahauteplaine est toujours dans la nature ...
Juste avant ce qui va suivre il y avait Brigitte Dettape qui me disait d'un air mutin avant de me quitter : "Je vous ferai gouter" ce qui me laissa perplexe et songeur
...
- Hep ! Vous là-bas !
J'essaye alors de reprendre mes esprits et, simultanément, d'organiser avec la promptitude d'un pickpocket dans la poche revolver de ton manteau, un demi-tour sur ma gauche afin
d'apercevoir l'individu qui me hèle de manière si catégorique.
- Qui moi ? L'interrogé-je en voyant enfin la personne qui m'apostropha (sol la) si vertement.
- Oui vous.
Là je crois qu'en temps qu'auteur d'un mètre quatre-vingt un j'atteins des sommets en matière de dialogues ... Quel talent ! Le chinois, le surnommé-je ainsi parce qu'il triture sans arrêt
deux baguettes, s'arrêta devant moi :
- C'est vous qui devez retrouver Cihout ?
- ...
- Parce que vous avez intérêt à me le retrouver rapidement ! me dit-il sans me laisser le temps d'en placer une. Je ne dis pas ça parce que Patrice n'est pas top dans son boulot de
sous-chef de remplacement au pied levé, quoique ... Mais on a un litige avec Cihout et je voudrai bien arriver enfin à lui prouver le bien fondé de ce que j'avance quand je dis que la
vitesse d'un Allegro de base est à 125 et non 132 ... (là j'ouvre une parenthèse, il se trouve que ce désaccord a déjà été évoqué dans un épisode précédent mais je ne suis pas du tout sûr
du détail métronomique, il faudrait que je retourne en arrière et là ... Je n'ai pas le temps. Donc acceptez toutes mes excuses quant à l'inexactitude de mes propos que j'assume
complètement vu que je ne sais pas ce que j'écris. Parenthèse fermée.) Ceci dit c'n’est pas un mauvais bougre, mais là, il se plante ! Vous allez me le retrouver presto hein ? Dès que vous
l'aurez sous la main, appelez-moi ! Je suis Jordan Lepion, le batteur de l'orchestre. C'est pour ça que je tiens des baguettes ! Imaginez vous qu'il y a même des abrutis mous du bulbe qui
auraient tendance à me surnommer "le chinois" ... A cause des baguettes ... Je suis batteur, pas chinois ... Franchement ! Sinon c'était sympa de discuter avec vous.
Et il tourna les talons en me laissant choir comme une vieille baguette !
Bien ! Je crois que je n'ai plus grand chose à faire ici, je vais les laisser travailler leur musique et moi, en attendant je vais aller tâter le terrain du côté des chanteurs. Justement,
Titine passe dans le coin :
- Dites-moi chère Justine, la chorale, savez-vous où elle répète et à qui je dois m'adresser en premier lieu ?
- Le Chœur Mixte de St Mamet sur Teffique en Bresse ? Je crois qu'il va répéter cet après-midi dans la cathédrale, sinon les chanteurs sont basés à la salle des fêtes d'Arlones. Le
responsable du choeur est un religieux d'origine américaine des Etats Unis, un certain Bill Randgère.
- Vous voulez dire Ranger ?
- C'est bien ce que j'ai dit : Rand gère ! OK, j'ai pas l'accent mais c'est pas un ricain qui va venir me chercher des poux dans la tête. Et un cureton en plus !
Une voix au loin :
- Justiiiiiiiine, tu peux ramener tes fesses par là on a besoin de toi !
- Excusez-moi je dois y aller.
Po-po-tin, po-po-tin ... 1, 2, 3, 1, 2, 3 ...
Bon, il faut que je lache l'arrière train de Titine pour retourner au boulot. Y a pas à dire, ce grand chef Cihout ne m'a pas laissé beaucoup de pistes à suivre ... Peut-être que du côté
des chanteurs ...
Maintenant : Où le popotin de Justine m'emmène voir la poitrine de Gigi Dédé (Brigitte Dettape). Où il faut parler allemand mieux que Mémé Lulu. Où l'ânesse n'est pas l'animal que l'on croyait. Où l'on parle de la moule de bouchot sans bouchot qui en cherche un.
- Excusez-moi ! Mme Dettape, puis-je vous parler quelques minutes ? Je suis
Ferdinand-Denis Clüpchnick et j'enquête sur la disparition d'Aldebert Cihout de Lahauteplaine.
Saisissant l'opportunité de lâcher une répétition encore infructueuse, elle décida :
- Messieurs je vous laisse avec ce ... "Lever de lune sur un dessus de lit" et bien le bonjour à Dutru ! Je suis à vous ! Me dit-elle en se désaxophonant avec la grâce d'une louve prise dans un
piège à ours.
- Nom de nom de D... de B... de M...! (Dioxine de Basalte de Métathèse, insulte tendant à faire croire que Brigitte Dettape a, si ce n'est des connaissances en chimie, au moins flirté avec un
chimiste.) Si je tenais l'inventeur de ces bretelles je lui montrerai ce que c'est que d'avoir de la poitrine !
Quelques instants plus tard nous trouvons dans la salle de repos des musiciens près du frigo et de la cafetière ...
- Vous dites que vous vous appelez ... ?
- Clüpchnick, Ferdinand-Denis Clüpchnick.
- Clüpchnick ... C'est breton comme nom ? M'abasourdi-t-elle en prononçant mon nom d'une traite à trente jour fin de mois.
- Non, c'est bourguignon par mon père et austro-hongrois en passant par le couloir de gauche après les toilettes.
- Il me semblait bien, aussi ! ... Que vouliez-vous me demander au sujet de mon Bébert ! Puis voyant mon interrogation muette quant à la qualité du sieur Bébert ... Je veux dire Aldebert ...
mon Bébert !
- Ah ... d'accord. Il semblerait que vous ayez eu quelques...griefs à l'encontre de votre ... Bébert. Est-ce que vous pourriez m'en dire un peu plus ...
- Je suppose qu'on vous a mis au parfum pour le coup du moulé à la louche ! C'était un regrettable incident ... Je vous assure ! Je croyais que ce sandwich était le mien, j'adore le gout du
thon salade avec celui du camembert. Mais uniquement moulé à la louche, le camembert ... c'est meilleur. Je ne sais pas comment mon sandwich s'est retrouvé dans les mains de mon petit Bébert,
toujours est-il que j'ai cru qu'il allait mourir à cause de moi et là, moi je ne m'en serai jamais remise ! Qui, à part lui, savait apprécier mes Kiris ... que je lui faisais avec amour et avec
... à vous je peux bien vous l'avouer si ça peut me disculper ... avec ma production personnelle due à une anomalie génétique, cadeau de Mémé Lulu qui s'est trop fait tirer dessus d'après les
médecins ... en fait l'ânesse ... C'est moi ! Mon Bébert adorait mon Kiri, il était le seul à pouvoir écouler ma production ... Pourquoi voulez-vous que je lui fasse du mal ? Allez donc voir
cette gourgandine de Bella Rirette, c'est à cause d'elle qu'on était un peu en froid, elle le collait tellement qu'on aurait dit une moule de bouchot dessalée à la recherche de son bouchot et
elle voulait que ce soit mon Aldebert à moi ! Allez voir du côté des choristes, cette Bella elle n'est pas très claire. On dit qu'elle a dû faire plein de trucs pour arriver là où elle n'est
pas encore ! A mon avis, Mémé Lulu a trouvé quelqu'un à qui parler.
Ainsi parla Brigitte Dettape à Clüpchnick qui, du coup, ne savait plus à quels seins se vouer.
- C'est pas que je m'ennuie avec vous, mais le père Patrice Dutout va pas être content du tout si je ne lui aligne pas sa partoche cet aprèm. M. Clüpchnick, me dit-elle encore sans fourcher,
pour le kiri ... ça reste entre nous ? Je vous ferai gouter.
Et c'est sur cette promesse qu'elle me laissa perplexe et songeur ...
Vos vocalises