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Ce n'est pas parce qu'on mange avec des baguettes qu'on est batteur ou
inversement ce n'est pas parce qu'on a des baguettes qu'on est chinois ...
Dernière étape orchestrale avant d'aller voir la chorale ... Aldebert Cihout De Lahauteplaine est toujours dans la nature ...
Juste avant ce qui va suivre il y avait Brigitte Dettape qui me disait d'un air mutin avant de me quitter : "Je vous ferai gouter" ce qui me laissa perplexe et songeur
...
- Hep ! Vous là-bas !
J'essaye alors de reprendre mes esprits et, simultanément, d'organiser avec la promptitude d'un pickpocket dans la poche revolver de ton manteau, un demi-tour sur ma gauche afin
d'apercevoir l'individu qui me hèle de manière si catégorique.
- Qui moi ? L'interrogé-je en voyant enfin la personne qui m'apostropha (sol la) si vertement.
- Oui vous.
Là je crois qu'en temps qu'auteur d'un mètre quatre-vingt un j'atteins des sommets en matière de dialogues ... Quel talent ! Le chinois, le surnommé-je ainsi parce qu'il triture sans arrêt
deux baguettes, s'arrêta devant moi :
- C'est vous qui devez retrouver Cihout ?
- ...
- Parce que vous avez intérêt à me le retrouver rapidement ! me dit-il sans me laisser le temps d'en placer une. Je ne dis pas ça parce que Patrice n'est pas top dans son boulot de
sous-chef de remplacement au pied levé, quoique ... Mais on a un litige avec Cihout et je voudrai bien arriver enfin à lui prouver le bien fondé de ce que j'avance quand je dis que la
vitesse d'un Allegro de base est à 125 et non 132 ... (là j'ouvre une parenthèse, il se trouve que ce désaccord a déjà été évoqué dans un épisode précédent mais je ne suis pas du tout sûr
du détail métronomique, il faudrait que je retourne en arrière et là ... Je n'ai pas le temps. Donc acceptez toutes mes excuses quant à l'inexactitude de mes propos que j'assume
complètement vu que je ne sais pas ce que j'écris. Parenthèse fermée.) Ceci dit c'n’est pas un mauvais bougre, mais là, il se plante ! Vous allez me le retrouver presto hein ? Dès que vous
l'aurez sous la main, appelez-moi ! Je suis Jordan Lepion, le batteur de l'orchestre. C'est pour ça que je tiens des baguettes ! Imaginez vous qu'il y a même des abrutis mous du bulbe qui
auraient tendance à me surnommer "le chinois" ... A cause des baguettes ... Je suis batteur, pas chinois ... Franchement ! Sinon c'était sympa de discuter avec vous.
Et il tourna les talons en me laissant choir comme une vieille baguette !
Bien ! Je crois que je n'ai plus grand chose à faire ici, je vais les laisser travailler leur musique et moi, en attendant je vais aller tâter le terrain du côté des chanteurs. Justement,
Titine passe dans le coin :
- Dites-moi chère Justine, la chorale, savez-vous où elle répète et à qui je dois m'adresser en premier lieu ?
- Le Chœur Mixte de St Mamet sur Teffique en Bresse ? Je crois qu'il va répéter cet après-midi dans la cathédrale, sinon les chanteurs sont basés à la salle des fêtes d'Arlones. Le
responsable du choeur est un religieux d'origine américaine des Etats Unis, un certain Bill Randgère.
- Vous voulez dire Ranger ?
- C'est bien ce que j'ai dit : Rand gère ! OK, j'ai pas l'accent mais c'est pas un ricain qui va venir me chercher des poux dans la tête. Et un cureton en plus !
Une voix au loin :
- Justiiiiiiiine, tu peux ramener tes fesses par là on a besoin de toi !
- Excusez-moi je dois y aller.
Po-po-tin, po-po-tin ... 1, 2, 3, 1, 2, 3 ...
Bon, il faut que je lache l'arrière train de Titine pour retourner au boulot. Y a pas à dire, ce grand chef Cihout ne m'a pas laissé beaucoup de pistes à suivre ... Peut-être que du côté
des chanteurs ...
Maintenant : Où le popotin de Justine m'emmène voir la poitrine de Gigi Dédé (Brigitte Dettape). Où il faut parler allemand mieux que Mémé Lulu. Où l'ânesse n'est pas l'animal que l'on croyait. Où l'on parle de la moule de bouchot sans bouchot qui en cherche un.
- Excusez-moi ! Mme Dettape, puis-je vous parler quelques minutes ? Je suis
Ferdinand-Denis Clüpchnick et j'enquête sur la disparition d'Aldebert Cihout de Lahauteplaine.
Saisissant l'opportunité de lâcher une répétition encore infructueuse, elle décida :
- Messieurs je vous laisse avec ce ... "Lever de lune sur un dessus de lit" et bien le bonjour à Dutru ! Je suis à vous ! Me dit-elle en se désaxophonant avec la grâce d'une louve prise dans un
piège à ours.
- Nom de nom de D... de B... de M...! (Dioxine de Basalte de Métathèse, insulte tendant à faire croire que Brigitte Dettape a, si ce n'est des connaissances en chimie, au moins flirté avec un
chimiste.) Si je tenais l'inventeur de ces bretelles je lui montrerai ce que c'est que d'avoir de la poitrine !
Quelques instants plus tard nous trouvons dans la salle de repos des musiciens près du frigo et de la cafetière ...
- Vous dites que vous vous appelez ... ?
- Clüpchnick, Ferdinand-Denis Clüpchnick.
- Clüpchnick ... C'est breton comme nom ? M'abasourdi-t-elle en prononçant mon nom d'une traite à trente jour fin de mois.
- Non, c'est bourguignon par mon père et austro-hongrois en passant par le couloir de gauche après les toilettes.
- Il me semblait bien, aussi ! ... Que vouliez-vous me demander au sujet de mon Bébert ! Puis voyant mon interrogation muette quant à la qualité du sieur Bébert ... Je veux dire Aldebert ...
mon Bébert !
- Ah ... d'accord. Il semblerait que vous ayez eu quelques...griefs à l'encontre de votre ... Bébert. Est-ce que vous pourriez m'en dire un peu plus ...
- Je suppose qu'on vous a mis au parfum pour le coup du moulé à la louche ! C'était un regrettable incident ... Je vous assure ! Je croyais que ce sandwich était le mien, j'adore le gout du
thon salade avec celui du camembert. Mais uniquement moulé à la louche, le camembert ... c'est meilleur. Je ne sais pas comment mon sandwich s'est retrouvé dans les mains de mon petit Bébert,
toujours est-il que j'ai cru qu'il allait mourir à cause de moi et là, moi je ne m'en serai jamais remise ! Qui, à part lui, savait apprécier mes Kiris ... que je lui faisais avec amour et avec
... à vous je peux bien vous l'avouer si ça peut me disculper ... avec ma production personnelle due à une anomalie génétique, cadeau de Mémé Lulu qui s'est trop fait tirer dessus d'après les
médecins ... en fait l'ânesse ... C'est moi ! Mon Bébert adorait mon Kiri, il était le seul à pouvoir écouler ma production ... Pourquoi voulez-vous que je lui fasse du mal ? Allez donc voir
cette gourgandine de Bella Rirette, c'est à cause d'elle qu'on était un peu en froid, elle le collait tellement qu'on aurait dit une moule de bouchot dessalée à la recherche de son bouchot et
elle voulait que ce soit mon Aldebert à moi ! Allez voir du côté des choristes, cette Bella elle n'est pas très claire. On dit qu'elle a dû faire plein de trucs pour arriver là où elle n'est
pas encore ! A mon avis, Mémé Lulu a trouvé quelqu'un à qui parler.
Ainsi parla Brigitte Dettape à Clüpchnick qui, du coup, ne savait plus à quels seins se vouer.
- C'est pas que je m'ennuie avec vous, mais le père Patrice Dutout va pas être content du tout si je ne lui aligne pas sa partoche cet aprèm. M. Clüpchnick, me dit-elle encore sans fourcher,
pour le kiri ... ça reste entre nous ? Je vous ferai gouter.
Et c'est sur cette promesse qu'elle me laissa perplexe et songeur ...
La diarrhée quand elle est verbale se gère plus facilement que quand elle ne l'est
pas ! disait Mamie Lulu. Donc je continue.
Résumé d'avant : Un grand concert se prépare, mais le Chef qui devait le diriger disparait ! Ferdinand-Denis Clüpchnick est sur le coup !
Maintenant : Justine et son valseur
à révolution permanente guide Clüpchnick. Patrice Dutout s'explique. Et ...
On m’a appelé ? demanda Justine en précédent son popotin de peu.
- Bonjour, je suis Justine Cacophonie me dit-elle en hurlant. Vous êtes ?
- Bonjour chère madame, je m’appelle Ferdinand-Denis Clüpchnick et je viens au sujet du Grand chef Cihout de La Hauteplaine.
- Je suis désolée, il n’est pas là !
Et la porte se referma sur mon visage sublimement étonné de cet accueil si prompt et si rondement mené …
Re : clac clac sur la porte. Je rappelle que je frappe avec les clés de ma voiture afin d’éviter de m’écorcher les jointures.
- Bonjour, je suis Justine Cacophonie me dit-elle en hurlant. Vous êtes ?
C’est pour le coup que je n’allais pas me faire avoir deux fois de suite !
- Ferdinand-Denis Clüpchnick et je viens voir Patrice Dutout, c’est urgent.
- Original comme nom … Entrez donc. Pat est en pause, je vous conduis jusqu’à lui. N’avez qu’à me suivre !
Ce que je fis avec une certaine facilité vu qu’elle avait le valseur qui faisait des huit tellement serrés que mes yeux étaient obnubilés par le mouvement. C’était hypnotisant à un point tel que, lorsqu’elle s’est arrêtée de marcher, je devais ressembler à « un chien de plage arrière de voiture » qui gigote de la tête au moindre cahot.
- C’est ici, le monsieur avec une trompette dans une main, un café dans l’autre et une pochette à partition …
- Merci beaucu … pardon beaucoup ! A plus tard.
Et je me dirigeais donc vers Patrice Dutout qui eu beaucoup de mal à me serrer la main quand je me présentai à lui.
- Excusez-moi, M. Flucnipe je pose mon café, ma trompette et ma pochette sinon je crois qu’on va être obligé de se faire la bise mais comme nous ne sommes pas encore complètement présentés les gens pourraient jaser …
- Faisez donc, faisez donc, lui dis-je en oubliant une partie de mon français qui devait être encore en train de suivre cette chère Justine…
Il posa donc tout son attirail en renversant une partie de son café sur ses partitions !
- Allez une tache de café sur « le dessus de lit », ça changera ! L’autre grande folle de Dutru ne va pas être contente ! Je vous jure !
Le client était bien comme on me l’avait décrit, un grognon contestataire un peu réac. Rapidement je lui expliquai le pourquoi du comment de ma présence en ces lieux.
- Alors vous êtes là pour Aldebert ! Je savais que ce n’étais pas un courageux. Il a préféré fuir ce couard ! Plutôt que de présenter ce triptyque de mes deux, il se planque en attendant que je prenne le relais que toute la honte soit sur moi … le traître !
- Comment ça ? Pourquoi ce chef renommé se serait … Enfuit ?
- Tout simplement parce qu’on ne sera jamais prêt pour la date prévue ! De la musique contemporaine rien que le titre : « Service Trois Pièces » vous voyez le tableau … Dans une cathédrale ! Et ça n’est pas le seul « hic ».Imaginez qu’on n’a même pas encore répété avec les brailleurs, enfin, la chorale. On ne sait même pas le titre de la chanson qu’on doit leur massacrer. Une organisation nulle ! Je le comprends Bébert il préfère se planquer !
- Oui, mais si le chef n’est pas là le jour J, qui peut prendre le relais ?
- Sans me vanter ? Il n’y a que moi. Je suis le seul à pouvoir diriger cette équipe de bras cassés de musiciens ! Croyez-moi, si on m’avait nommé au poste, leur fichu concert il serait déjà prêt depuis longtemps ! Tout triptyque contemporain qu’il soit, il serait déjà plié le truc ! Au moins en trois ! Au lieu de ça, voilà ce qu’on a … Ecoutez … de la CA-CO-PHO-NIE !
- Voilà, voilà ! J’arrive … On m’a appelé ? demanda Justine en précédent son popotin de peu.
Patrice Dutout récupéra sa trompette et ses partitions en laissant là les restes de son café épart et complètement froid sur la table.
- Non, mais puisque tu es là Titine, occupe toi-donc du monsieur. Moi faut que j’y retourne parce qu’on a encore pas mal de boulot !
Je regardai Justine dans les yeux, vu qu’elle était de face et lui demandai si elle pouvait me guider jusqu’à la salle où répétaient les saxophones. Il fallait que je voie Brigitte Dettape. Quelques dizaines de huit plus tard, je me dis que si j’avais été musicien j’aurai pu écrire une valse en l’honneur de ce valseur…
Résumé du sixième épisode : Où on a appris que Dieu avait un strapontin très mal placé, où on ne demande qu’à mieux connaitre le Fou Dutru Compositeur voguant au gré du courant de musique contemporaine gay mais pas triste du début du XXI° siècle, et ou Justine Cacophonie m’ouvre la porte.
Maintenant est en fait hier car par un habile stratagème de l’auteur qui ne sait pas du tout ce qu’il écrit au moment où il le fait, l’épisode 6 de cette saga devrait en fait se situer en lieu et place de ce septième opus qui a le bonheur et l’extrême obligeance de vous présenter quelques musiciens. Nous avons donc droit en direct et sans filets à un …
Flash Back : Appelé plus fréquemment dans nos régions, « retour en arrière » ce qui peut être intéressant de savoir, sachant le nombre d’incultes qui ne connaissent pas suffisamment la langue que Molière (Jean-Ba, pour les intimes) maitrisait beaucoup moins bien que son collègue de bureau Shakespeare (Bill, pour son beau-frère par alliance).
- Dites-moi M. Naferre, est-ce que vous pourriez me dire si quelqu’un en voulait particulièrement à ce cher chef Cihout de Lahauteplaine ?
- Vous voulez dire … Dans l’orchestre ?
- Oui puisque c’est effectivement ce que je voulais dire.
- Vous savez, l’Orchestre International de Fouzy/l’Aïeule c’est un peu comme dans tous les groupes de naturistes débutants.
Voyant mon air de quelqu’un qui, malgré un QI extrêmement supérieur au tien, ne saisit pas tout, Adrien Naferre enchainât :
- Oui, dans les groupes de naturistes débutants, il y a des tensions qui sont … comment dire, plus ou moins palpables. Tenez, un exemple, chez nous il y a Patrice Dutout. Ce cher Patrice n’est, quasiment, jamais d’accord avec les décisions et les orientations que pourrait prendre Aldebert Cihout pour l’orchestre. On m’a dit mais je n’en suis pas sûr, qu’il aurait bien aimé prendre la direction de l’orchestre mais qu’il n’en avait pas les capacités. Depuis, il met un point d’honneur à contester …
- Et de quel instrument joue-t-il ce … Patrice Dutout ?
- Il joue de la trompette en Ut. Encore une manière pour lui de se faire remarquer.
- Ah bon, et pourquoi ? lui demandé-je avec toute la curiosité qui me caractérise.
- Bah, toutes les autres trompettes sont en Si Bémol m’assena-t-il cette réponse comme si je savais ce que voulais dire Si Bémol.
- Bien sûr, suis-je bête ! fis-je comme si je savais, et il y a une importance ?
- Indubitablement ! C’est comme si vous décidiez de faire de la purée avec de la Charlotte alors que, tout le monde le sait, la Mike Brant est plus apte à l’écrasement et absorbe mieux le lait ! Quasiment pas besoin de la graisser ! Qu’importe la patate, la purée sera là, mais le gout ne sera pas le même. C’est moi qui vous le dis !
Je lui dirai bien de me lâcher avec sa purée, mais l’association des deux mots pourrait faire rougir Bella Rirette qui nous écoute.
- D’accord, mais ne m’assommez pas avec les détails technique sinon je n’arrive pas à suivre. Vous voyez quelqu’un d’autre qui serait susceptible d’en vouloir au … Maître ?
- Il y aurait … Brigitte ! Brigitte Dettape.
- Elle joue quoi cette Brigitte ?
- Du saxo soprano à bretelles compensées, à cause de la poitrine qu’elle a bien en avant. Alors pour elle, c’est une autre histoire. Aldebert Cihout de Lahauteplaine, elle en avait plein la bouche. Pas une de ses phrases qui ne parlaient pas de lui. Toujours à se mettre en quatre pour lui, un petit coup de plumeau sur le pupitre du chef et va que je te lui astique la baguette ! Jusqu’au jour où, sans savoir pourquoi, changement complet, elle est allée jusqu’à lui mettre du camembert moulé à la louche dans son sandwich thon salade. Et là, ça n’était pas un geste anodin, c’était pour attenter à sa vie !
- Attenter … A sa vie ? Soyez un petit peu sérieux !
- Mais si, mais si, M. Cufnique, me coupa gentiment la parole Bella Rirette qui sortit subitement du mutisme quasi léthargique qui la caractérisait jusque là. Aldebert … Enfin, mon grand … Bref, de Lahauteplaine est un être talentueux, fin et très cultivé qui ne supporte pas la grassitude du lait de vache fermier. Il y est allergique le pauvre …
- Vous en êtes sûre ?
- Pensez donc, si c’est moi qui vous le dis. Un jour lors d’un pique … nique rougit-elle subitement, Alde … M. Cihout a mangé un kiri. Mais il s’est trompé, il a pris un kiri dans la boite à couvercle bleu alors que ses kiris au lait d’ânesse se trouvaient dans celle à couvercle vert ce …
- Et alors, la coupé-je à mon tour tout en restant dans l’interrogative et c’est pour cette raison que je mets le « ? »
- Une horreur ! Je l’ai vu s’arracher ses vêtements avec les mains et les dents courir sur le pont qui était proche de nous et vouloir plonger dans l’espoir de se laver de pied en cape !
- Bon, d’accord il a fait une « petite » réaction allergique. Il n’était pas mourant votre chef !
- A part que le pont était un pont d’autoroute et que nous avons eu toutes les peines du monde à le dissuader de sauter.
- Cette Brigitte Dettape est au courant de cette allergie ?
- Evidemment ! C’est même elle qui lui fournit les kiris au lait d’ânesse.
Vu sous cet angle là, la Brigitte Dettape devenait une cliente sérieuse pour votre serviteur … Mais ne négligeons rien.
- Vous voyez quelqu’un d’autre ?
- Oui, un dernier : Jordan Lepion, le batteur percussionniste.
- Et qu’est-ce qui faisait que ça n’allait pas avec Cihout ?
- Oh pas grand-chose. Juste une petite mésentente métronomique. Cihout de Lahauteplaine, militait pour que l’allegro se fasse à 135 à la noire alors que Jordan Lepion, lui, le préfère à 128.
- Excusez-moi mais quand vous dites que pour les gros il en faut 135 pour une noire moi je dis : la malheureuse ou alors quelle santé !
- Ce sont des termes techniques mais vraiment très importants lors d’un départ d’orchestre.
Toutes ces indications allaient sûrement m’aider pour la suite de mon enquête.
- Quand pourrai-je commencer mes investigations avec l’orchestre ?
Adrien Naferre me répondit aussitôt :
- Si vous êtes prêt, dès demain ! Nous répétons toute la journée « Lever de Lune sur mon Dessus de Lit » d’Aristide Dutru. Le matin répétition de détail et l’après-midi, l’ensemble au complet. Il y a justes quelques petites choses qu’il faut que vous sachiez avant d’aborder les musiciens.
Et ces choses vous les connaissez aussi puisque vous avez lu l’épisode 6 de « On enlève bien les poubelles »
Vos vocalises ...